Annonce de la candidature de Nathalie Gonzales sur Var Matin

Le 30 décembre dernier était annoncée dans le journal Var Matin la candidature de Nathalie Gonzales aux élections municipales. L’occasion de réaliser une interview permettant de revenir sur le bilan en tant que Maire et de présenter les orientations de la liste “Les Arcs Ensemble”, notamment en matière de Responsabilité Sociétale.

L’article d’origine en ligne est disponible sur le site de Var Matin via ce lien.


N. Gonzales mise sur « une gestion sûre et responsable ». Photo S.F.

Titre de la publication : “GARE AU CHANT DES SIRÈNES”: LA MAIRE DES ARCS DRESSE LE BILAN DE SON ÉQUIPE ET ANNONCE LES PRIORITÉS DU VILLAGE

Celle qui a repris les rênes de la commune début 2019 entend bien obtenir un nouveau mandat. Elle dresse le bilan de son équipe et aborde les priorités pour son « village ».

Maire depuis un an, après la démission d’Alain Parlanti, Nathalie Gonzales entend briguer un second mandat, dans la continuité du premier. Rencontre.

Pouvez-vous vous présenter?
À 50 ans, je suis maman de deux enfants de 19 et 23 ans. Je suis professeur des écoles depuis 1991. J’enseigne dans une classe de CP, à temps partiel. J’ai libéré deux demi-journées pour pouvoir exercer ma fonction de maire pendant la phase de fin de mandat. C’est sportif…
Pour la suite, ce sera plus compliqué. Sur un engagement de six ans, un choix devra se faire. Si je suis élue, je serai alors investie à plein temps dans le mandat.

De quand date votre engagement en politique ?
J’ai commencé la politique, avant d’exercer ma profession, à presque 20 ans. Je suis élue aux Arcs depuis 1989. Sur le dernier mandat, j’ai été la première adjointe d’Alain Parlanti, avant d’être élue maire le 15 janvier 2019, suite à sa démission. Disons que j’ai un peu d’expérience en la matière.

Qu’est-ce qui vous a motivé à vous engager en politique ?
On se lance quand on a des convictions personnelles. C’est-à-dire l’envie d’œuvrer pour le bien public. J’ai des parents qui se sont toujours investis bénévolement dans des associations. Toute ma jeunesse, j’ai baigné dans cet engagement-là. Alors lorsqu’on est venu me chercher, j’ai accepté naturellement.

Quelle est votre sensibilité politique ?
Au départ, je suis plutôt de gauche. Mais je n’ai jamais été encartée dans aucun parti. Je suis très ouverte politiquement. Même si je ne traite pas avec les extrêmes. On retrouvera dans ma future équipe des personnes aussi bien de gauche que de droite. Je mènerai une liste sans-étiquette. Mon étiquette, c’est celle de mon village.

Les Arcs, ville ou village ?
J’aime bien dire « mon village ». Je suis native des Arcs. Et même si la commune se développe, je trouve qu’on a su garder cet esprit où les uns et les autres se connaissent, prennent plaisir à se croiser dans la rue, à échanger. Pour moi, une ville c’est quelque chose de plus anonyme.

Comment percevez-vous le village et son évolution ?
Il s’est développé tant démographiquement qu’économiquement, tout en préservant cet esprit de village, fait par les habitants eux-mêmes. Mais pour maintenir cette identité, il faut aussi avoir une bonne gestion de l’urbanisme. Grâce à cela, on a pu maintenir cette caractéristique propre à la commune. Aux Arcs, on a à la fois tout ce que l’on doit avoir en termes de modernité, d’économie, de services… Tout en conservant un bel environnement avec un cadre exceptionnel, une part importante de nature, d’agriculture, et d’espaces forestiers, avec près de 1.500 ha de forêt communale qu’il faut préserver. L’alliance de tout cela fait que la commune est un petit joyau.

Quel bilan tirez-vous de cette mandature ?
En 2014, nous avons été élus sur des projets qui ont abouti pour la plupart. D’autres sont en cours de réalisation, à l’image de la base de loisirs. Actuellement, nous sommes sur les travaux de préparation du terrain pour installer un « bike park » et un « pumptrack ». Ce sont les deux installations que l’on veut voir sortir de terre en priorité. Cela devrait être prêt fin mars, début avril. Ensuite, on aménagera des espaces de pique-nique, une bibliothèque en plein air… Nous avons aussi refait les réseaux de l’avenue Jean Jaurès. Tout comme le boulevard des Moulins, avec des travaux autour de la gestion du pluvial, de l’assainissement, etc. Des ouvrages cadres ont aussi été réalisés pour lutter contre le ruissellement. On a d’ailleurs vu qu’ils avaient porté leurs fruits sur les deux derniers épisodes. Et puis aujourd’hui, nous avons une vraie maîtrise des finances. Ce qui nous a permis de réaliser des investissements relativement conséquents, avec 22 M€ engagés sur la mandature. Ceci avec une durée de désendettement qui se situe autour de 5 ans, ce qui est plus qu’honorable. Cela nous permet d’envisager sereinement l’avenir dans la réalisation de nos projets.

Si vous êtes réélue, quelles seront vos priorités ?
Elles sont multiples. Nous avons notamment la volonté de réaliser une salle des fêtes adaptée, avec un nouveau bâtiment et des surfaces modulables. Il est aussi important qu’elle soit située un peu plus à l’extérieur du centre-ville, pour éviter les nuisances sonores. Concernant le dossier du gymnase du collège, il est nécessaire de réenclencher un dialogue entre le Conseil départemental, l’Agglo et le recteur de l’Éducation nationale. Le souhait de tout le monde, c’est que ce projet de gymnase qui était promis aboutisse.

Un mot sur la santé des commerces de proximité ?
L’un de nos objectifs est d’arriver à remobiliser les gens dans le centre-ville. Pour cela, on sait qu’il faut générer du flux. Cela passe par la création de parkings. Nous avons notamment prévu de créer près de 140 places au niveau de l’espace Saint-Roch, avec des emplacements pour les bus de tourisme. Toutes les communes rencontrent des problèmes de stationnement puisqu’on a de plus en plus de véhicules dans les centres-villes. D’où l’intérêt aussi de mettre l’accent sur le développement des voies vertes, créer des pistes cyclables, etc. La commune a également acheté des locaux commerciaux que nous allons proposer en bail précaire. On souhaite aussi participer à cette revitalisation en développant l’action touristique.

D’autres priorités ?
Nous souhaitons nous insérer pleinement dans une démarche de responsabilité sociétale et environnementale (RSE). C’est la colonne vertébrale de notre projet. Normalement, la RSE concerne les entreprises. Mais cela commence à s’appliquer aux collectivités territoriales. C’est une norme internationale basée sur plusieurs piliers, dont la transparence, l’éthique, l’environnement et l’écologie. L’idée, c’est qu’à chaque fois qu’un projet sera développé sur la commune, il passera dans les filtres de la RSE. En somme, réaliser des projets, mais pas n’importe comment. Nous irons chercher l’obtention d’un label dans ce sens. On a déjà commencé, avec le bio à la cantine, la mise en place d’un potager communal… Mais aussi avec la préservation des terres agricoles. Il faut qu’on arrive à lancer un peu de maraîchage sur la commune. Jusqu’ici, nous n’en avons pas beaucoup.

Comment percevez-vous la fonction de maire ?
Être maire, c’est prendre des décisions sur tous les fronts pour sa commune, mais pas seulement. Aujourd’hui un maire siège aussi à l’Agglo. C’est important de savoir que ces deux rôles sont étroitement liés, puisqu’énormément de compétences communales y sont transférées. Un maire doit avoir une vision qui va au-delà de sa commune. Il doit aussi savoir s’entourer des bonnes personnes. Sur une liste, l’important c’est de pouvoir avoir des élus aux compétences propres, dans différents domaines. Mais on ne dialogue pas qu’avec les élus. On a aussi besoin de personnel compétent et qualifié. Et puis la discussion doit aussi s’engager avec les citoyens. Je souhaite d’ailleurs mettre en place une commission avec des Arcois qui souhaiteront s’engager pour mener à bien des projets spécifiques, facilement réalisables. C’est important de leur faire confiance. Ma liste s’appelle « Les Arcs Ensemble ». Dans le choix des mots, le ton est donné. On souhaite aussi que le conseil municipal soit intergénérationnel. Je trouve que l’on a beaucoup à apprendre d’une génération à l’autre. Ça permet de mieux se comprendre, et de créer du lien social.

Dans quel état d’esprit êtes-vous ?
Je suis très sereine. Encore une fois, on part avec un bon bilan, de beaux projets. Aux Arcs, tout le monde se connaît. Je pense que les gens savent qui nous sommes. Nous étions plus de 200 personnes pour l’inauguration de notre permanence, ce n’est pas neutre. J’invite les Arcois à se poser les bonnes questions, à lire attentivement ce que vont dire les uns et les autres. Je dis souvent qu’il faut toujours se méfier du chant des sirènes… « Une gestion sûre et responsable », c’est d’ailleurs le sous-titre de notre liste…


Source et droits d’auteurs : Var Matin – édition du 30 décembre 2019 – Propos recueillis par M. B. / Photo article : Nathalie Gonzales par S.F. / Image à la une : photo journal, édition numérique – Accéder à l’article en ligne.